est yoga en hamac, tiré de la méthode de Florie Ravinet. Dans cet espace-temps, on y découvre des mouvements de yoga avec appui au sol ou dans le tissu, on y explore des postures aériennes et on s’envole. Le hamac permet à chacun de retrouver sa petite bulle pour y vivre des expériences sensorielles et émotionnelle. Les perceptions d’équilibre, la force, la souplesse et les sensations s’affineront au fil du temps.

Être prêt à chambarder un peu son quotidien, sa sensibilité et ses émotions est indispensable à ce cours.

Sur les réseaux sociaux, j’ai cette tendance à vous montrer le côté esthétique du yoga en hamac par sa souplesse et sa force. Mais je l’ampute de sa dimension de douceur, d’amour, de joie et de confiance de cette pratique. Ce cours est ouvert à tout le monde : femmes et hommes, yogi averti et néophyte, sportif ou plagiste, jeune et moins jeune ; pas besoin d’être souple, pas besoin d’être un acrobate même si il est vrai que certaines grosses pathologies comme une insuffisance cardiaque ou des antécédents d’AVC limitent fortement la pratique.

J’ai découvert de yoga en hamac durant ma formation en Yoga grâce à Gabrielle Rey. La première fois que je me suis assise dans un hamac pour un cours de yoga aérien, je me suis retrouvée projetée 40 ans en arrière sur une balançoire. J’ai dû me battre contre moi-même pour ne pas remuer des pieds et des mains, ne pas crier, rire ou chanter à tue-tête ou ne pas me balancer, projeter mon corps en arrière ; je me suis appliquée à rester concentrée sur les indications de sécurités qui allaient suivre. Exactement comme un enfant, heureuse de la découverte de l’instant, sans souci  parce que rien de fâcheux ne peux m’arriver.

Maintenant, chaque fois que je retrouve une assise dans le tissu, j’ai toujours cette envie de jouer et de découvrir, c’est comme si mon cerveau se mettait en mode enfant et découverte. Même si j’ai déjà exploré cet endroit, je me réjouis de le retrouver et de laisser la place à la rencontre et aux nouveautés.

 

Mes sensation dans la suspension

Je ressens la liberté du corps et de la tête. Chaque suspension permet à ma colonne vertébrale de s’étirer. La pesanteur joue son rôle de manière différente. Tout ce qui est compressé normalement est relâché dans la suspension. Les points d’appuis habituels que je connais debout, sont dans la hamac complètement différents : pas la même place, pas la même sensation… Ils doivent être réappris à chaque fois, car à chaque fois le tissu a changé de place, même de manière infime. 

La tête en bas, je vois les choses sous un autre angle.

En apesanteur, j’apprends la confiance, non seulement en moi : lorsque je suis la méthode enseignée, je suis en sécurité. J’ai confiance dans le tissu aussi, mais aussi dans ce qui m’entoure. Ici le tissu peut être une métaphore au monde extérieur que ce soit celui que je connais et que je vois (le hamac, ses points d’encrage…) à celui que je ne vois pas mais que je ressens (celui qui a fabriqué le tissu, qui a placé les points d’encrage…)

La tête en bas, je suis persuadée que je ne suis qu’aux balbutiements de l’apprentissage et que tout devient possible.

Le hamac a sur moi un effet apaisant. Enveloppée assise ou couchée pour un retour au calme, je me sens protégée de l’extérieur et à ma place pour me retrouver, moi, sans être perturbée par les informations venant de l’extérieur ou par le regard que je porte à l’extérieur.

Dans le hamac, il y a tout d’abord mon espace intérieur qui abrite mon être avec mes joies, mes peines, mes émotions et sentiments, mes rêves, mon imagination et mon mental. Comme un oignon, cet espace est multicouche, en fonction des moments de la journée ou de vie je donne plus accès à une couche ou à l’autre. Parfois, j’arrive à être complètement alignée et en accord avec ce que je vis à l’intérieur de moi et parfois… c’est la grande foire.

Il y a ensuite l’espace extérieur à moi, plus loin que le hamac, le monde dans lequel je vis composé d’une multitude de gens, de choses, de lieux, de couleurs, d’odeurs, de pensées, de courant ou d’énergie. Je n’ai pas d’influence sur cet espace.

La barrière tangible entre mon extérieur et mon intérieur est mon corps de chaires délimité alors par mon hamac.

Avec le hamac, tout est neuf, j’aborde les choses comme si c’était la première fois. Je reste dans la naïveté, la légèreté et la simplicité des choses tout en étant parfaitement au clair de la réalité de ce monde. Je développe ma capacité d’amour infini envers moi et ce qui m’entoure.

En hamac et en yoga il n’y a pas de but, juste ma joie de cheminer.

A bientôt sur de bonnes ondes ❣ Avec tout mon amour 💖